careme  « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Marc 1,15)
40 jours de conversion, de partage et de prière ! 

Le 1er mars 2017 commence le Carême. Avec l’imposition des cendres, nous entamons une marche vers la Passion, la Mort et la Résurrection du Christ. Pendant 40 jours, en Eglise et avec Eglise, nous allons marcher spirituellement vers la lumière de Pâques. Les 40 jours sont un temps favorable et un moment de grâce(2Co 6,2) à se donner pour se faire homme nouveau à l’image et à la suite de Jésus. Il y a donc du chemin à faire jusqu’à Pâques. Ce chemin s’appelle : conversion, partage et prière1.

1. Carême, un chemin de conversion !  "Revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux"

La conversion ne se résume pas à un inventaire des performances en matière de jeune, de prière et de partage. Jésus n’attend pas de nous la tenue d’une comptabilité de nos exploits au terme de 40 jours de carême. Jésus n’est pas venu appelé les justes, mais les pécheurs (Mt 9, 13). Il connait notre fragilité et notre faiblesse. Mais nous avons du prix à ses yeux parce que nous portons en nous un trésor précieux et inestimable (2C0 4, 5 – 8). Il fait toujours confiance au-delà de tout. C’est pourquoi les cendres de ce mercredi constituent un appel à prendre de conscience de notre fragilité et à se laisser regarder et aimer par un autre, essentiellement par l’Autre, Jésus Christ, notre Seigneur. Une telle attitude nous aidera à vivre le carême dans la grâce de l’humilité pour acquérir les vues de Dieu, renoncer à être le maître de tout et partager le regard de Dieu sur nous, sur les autres et sur les événements au quotidien.
Au 5è siècle, le Pape Léon le Grand exhortait les croyants à faire la critique de leur propre état d’esprit et à faire un examen attentif des sentiments intimes de leur cœur. S’ils trouvent au fond de leur conscience quelque fruit de la charité, qu’ils ne doutent pas que Dieu est en eux. Pour devenir de plus en plus capables d’accueillir un hôte si grand, qu’ils persévèrent et qu’ils grandissent dans la miséricorde par des actes. Si en effet l’amour est Dieu, la charité ne doit connaître nulle borne, car aucune limite ne peut enfermer la divinité. (Sermon 48, 2 – 5).

2. Un chemin de partage "Que grâce au Christ nous soyons identifiés à la justice de Dieu" (2CO 5,21).

Le temps de Carême peut être vécu par les croyants comme une « aubaine » pour emprunter des chemins nouveaux, favoriser de nouvelles rencontres, regarder nos proches avec un nouveau regard, nous émerveiller avec ceux qui parlent de leur joie de vivre et avec ceux qui essaient de construire des ponts entre les hommes et les communautés qui nous entourent, écouter la voix de ceux dont la voix est souvent bafouée ou banalisée au profit des intérêts particuliers.
Helder Camara (Archevêque de Rio de Janeiro, 1909-1999) nous aide à mettre au cœur de notre carême le sens et la place de l’Eucharistie. La présence eucharistique, dans la communion, a une durée très brève, mais elle intensifie notre unité avec le Christ, qui a commencé depuis notre baptême. Un avec le Christ, comment regarder, sans une profonde émotion, les conséquences affreuses de l’égoïsme sur l’individu ? Comment rester indifférents, si l’on découvre la montée de l’injustice et, en conséquence, la montée de la radicalisation et de la haine ? En nous nourrissant de l’eucharistie, nous devenons toujours plus plongés dans le Christ et toujours plus liés à toute l’humanité. Notre présence devrait être celle du Christ. Au commencement de l’Église, les païens restaient ébranlés en voyant comment s’aimaient –non pas de façon théorique et par des mots, mais de manière pratique et par des actes- ceux qui recevaient le Pain de vie. Le monde a besoin, de nouveau, de notre témoignage : qu’on sente, qu’on voie, qu’on découvre que l’eucharistie nous amène à vivre la justice et l’amour, comme les seules voies d’une paix véritable (Parole et Pain, janvier-février 1971, pp. 75-76).

3. Un chemin de prière  "Toi, quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte, et prie"

Ici Jésus reste un modèle à suivre et à regarder pendant ces 40 jours de Carême. Il prenait du n temps pour la prière afin de rester brancher sur son Père en communion avec le Saint Esprit et aussi demeurer fidèle à la volonté du Père. Pour nous encourager à la suite du Christ, Saint Paul insiste en ces termes : « Priez sans cesse… » (1 Th 5, 17). Car la prière est la source de notre être et la forme la plus intime de notre vie (Mt 6, 6). Par ces paroles, Paul nous invite à entrer en nous-même et y faire un sanctuaire. Le lieu secret, c’est le cœur humain. La vie de prière, sa densité, sa profondeur, son rythme mesurent notre santé spirituelle et nous révèlent à nous-mêmes.
Pour entendre la voix du Verbe, il faut savoir écouter son silence, l’apprendre surtout, car c’est le langage du siècle à venir, disait Paul Evdokimov. Le silence de l’esprit est même supérieur à l’oraison. Si l’on ne sait pas faire dans sa vie une place au recueillement, au silence, il est impossible d’arriver à un degré plus élevé et de pouvoir prier sur les places publiques. La prière nous rend conscients qu’une partie de notre être est immergée dans l’immédiat, se trouve constamment en souci et dispersée, et qu’une autre partie de nous-mêmes l’observe avec étonnement et compassion. L’essentiel de l’état de prière est justement de se tenir là : d’entendre la présence d’une autre personne, celle du Christ, celle de l’homme rencontré aussi, en qui le Christ m’interroge. Sa voix me vient par toute voix humaine, son visage est multiple : c’est celui du pèlerin d’Emmaüs, du jardinier de Marie-Madeleine, de mon voisin de rue. Dieu s’est incarné pour que l’homme contemple son visage à travers tout visage. La prière parfaite cherche la présence du Christ et la reconnaît en tout être humain. Paul Evdokimov (Théologien orthodoxe, 1901-1970, La prière de l’Église d’Orient, Ed Salvator, Mulhouse 1966, pp. 21-24).
BONNE ROUTE A CHACUN ET A CHACUNE ! 
José NZAZI

1Cet article est inspiré entièrement de la revue « Feu Nouveau » N° 60/2 décembre 2016 - janvier 2017

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La Saint-Valentin chez les Italiens - Février 2017

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Les Italiens de la région du Centre ont célébré, comme chaque année, la St-Valentin dans la joie ! 
Une foule de plus de 250 personnes a répondu à l'invitation de Padre FERRARI et du groupe du comité organisateur de cette festivité.
L'occasion de féliciter les jubilaires pour leurs belles années de mariage et d'amour, dans une ambiance chaleureuse de musique et de joie.

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Une Eglise mobilisée avec des migrants et des réfugiés - Jeudi 26 janvier 2017 - 12h00 à 16h45

L’appel du Pape François et des Evêques de Belgique pour que chaque paroisse accueille au moins une famille de réfugiés, a mobilisé des fidèles partout en Belgique.
La journée d’étude présente six "projets ou initiatives" en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre, de personnes qui en lien avec l’Eglise locale ont concrétisé cet appel. Parfois elles ne savaient pas bien comment commencer et à quoi cela les mènerait. Chaque fois cela a déclenché un processus d’apprentissage, une mise en commun, des débats et des actions spontanées, des échanges avec des instances, des contacts avec des réfugiés et des migrants ou avec des personnes qui se trouvent en situation de précarité. Six reportages vidéo, soutenus par des témoignages, montreront comment l’Eglise se mobilise et comment des fidèles accueillent et accompagnent des migrants et des réfugiés ou collaborent avec eux.

pdfTélécharger les infos (lieu, inscription, horaire)

La journée d’étude de la Commission Episcopale Pro Migrantibus a présenté des "projets ou initiatives" en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre de personnes qui en lien avec l’Eglise locale ont concrétisé cet appel.
Parfois elles ne savaient pas bien comment commencer. Cela a déclenché un processus d’apprentissage, une mise en commun, des débats et des actions spontanées, des échanges avec des instances, des contacts avec des réfugiés et des migrants ou avec des personnes qui se trouvent en situation de précarité.

Suite à cette journée d’étude "Une Eglise mobilisée avec des réfugiés et des migrants", vous trouverez ci-dessous les liens YOUTUBE vers les vidéos des projects présentés.


Pour la Wallonie et Bruxelles :

  • La Maison Africaine de Fleurus-Gilly / Charleroi
  • L'Unité Pastorale Kerkebeek Bruxelles / Schaerbeek et la playlist des 2 ensembles

https://youtu.be/jGxizYDWe8U

https://youtu.be/blE4gvtazes

La playlist : https://youtu.be/jGxizYDWe8U?list=PLCamh7aD-Qcqzf0lzq-gnrSv_AsRJ15vU


Pour la Flandre :

  • Oostende : Jakoeboe – Bilzen-Oost/Mopertingen – Antwerpen Linkderoever Jambo en de playlist van de drie samen.

https://youtu.be/8X_FHLQY9qY

https://youtu.be/ouImcaQS-qw

https://youtu.be/nDPogbHWFyw

playlist Kerk op de Bres : https://youtu.be/ouImcaQS-qw?list=PLCamh7aD-Qcrk0-NIxQID8k6nsVEx02Sw


Si vous voulez prendre contact avec les projets, en voici les liens :

  • Jambo Antwerpen Linkeroever – contact Jan Wouters Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
  • Unité Pastorale Kerkebeek | Bruxelles – contact Sr. Anne Peyremorte Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
  • Jakoeboe – Welzijnschakel Vluchtelingen Oostende – contact Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. W. Meulemeester & D. Ballegeer Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
  • Maison Africaine à Fleurus (Charleroi) contact : Père Etienne Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. & Victor Mwaha Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
  • Pastorale Eenheid Bilzen-Oost contact : Thieu Tielens Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
  • Aurélien Saniko, Molenbeek St. Jean Baptiste Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Les vidéos ont été réalisés par :

  • Bozo-film https://vimeo.com/bozofilm contact : Shaju Hendrikx Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
  • Rtbf – Il était une foi / Cathobel http://www.cathobel.be/il-etait-une-foi contact : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

La journée d’étude envisage aussi d’aller plus loin et fait appel à vous en premier lieu pour faire voir et connaître ce qui se fait à partir de “ l’église ” pour / avec les réfugiés et les migrants. N’hésitez pas à communiquer largement ces informations. Merci.

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Mark BUTAYE
Secrétaire général Commission Episcopale Pro Migrantibus

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« Mineurs migrants, vulnérables et sans voix »


C’est le thème choisi par le pape François pour son message pour la 103e Journée mondiale du migrant et du réfugié qui sera célébrée le 15 janvier 2017.

« Avec le thème « Mineurs migrants, vulnérables et sans voix », le Saint-Père veut attirer l’attention sur les plus petits des petits », « Souvent, les enfants arrivant seuls dans les pays de destination ne sont pas en mesure de faire entendre leur voix et deviennent facilement victimes de violations graves des droits humains ».

Les enfants et les femmes « sont les groupes les plus vulnérables » dans le contexte de la migration internationale et « ces mineurs sont les plus fragiles, souvent invisibles, car ils sont sans papiers ou non accompagnés ».

Peut-on rêver « qu’Il serait nécessaire de garantir que dans tous les pays où les migrants arrivent avec leurs familles, ils ait la pleine reconnaissance de leurs droits

Mineur-migrant

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papeChers frères et sœurs,
« Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille, ce n’est pas moi qu’il accueille, mais Celui qui m’a envoyé » (Mc 9, 37 ; cf. Mt 18, 5 ; Lc 9, 48 ; Jn 13, 20). Par ces mots, les Évangélistes rappellent à la communauté chrétienne un enseignement de Jésus qui est enthousiasmant et, à la fois, exigeant. Ces paroles, en effet, tracent la voie sûre qui conduit à Dieu, en partant des plus petits et en passant par le Sauveur, dans la dynamique de l’accueil. L’accueil même, donc, est une condition nécessaire pour que se concrétise cet itinéraire : Dieu s’est fait l’un de nous, en Jésus il s’est fait enfant et l’ouverture à Dieu dans la foi, qui alimente l’espérance, se décline dans la proximité affectueuse aux plus petits et aux plus faibles. Charité, foi et espérance sont toutes impliquées dans les œuvres de miséricorde, soit spirituelles, soit corporelles, que nous avons redécouvertes durant le récent Jubilé Extraordinaire.

Mais les Évangélistes s’arrêtent aussi sur la responsabilité de celui qui va à l’encontre de la miséricorde : « Celui qui est un scandale, une occasion de chute, pour un seul de ces petits qui croient en moi, il est préférable pour lui qu’on lui accroche au cou une de ces meules que tournent les ânes et qu’il soit englouti en pleine mer » (Mt 18, 6 ; cf. Mc 9, 42 ; Lc 17, 2). Comment ne pas penser à ce sévère avertissement en considérant l’exploitation perpétrée par des gens sans scrupules aux dépens de nombreux enfants contraints à la prostitution ou pris dans le circuit de la pornographie, asservis dans le travail des mineurs ou enrôlés comme soldats, impliqués dans des trafics de drogue et dans d’autres formes de délinquance, forcés à la fuite par des conflits et par les persécutions, avec le risque de se retrouver seuls et abandonnés ?

C’est pourquoi, à l’occasion de la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, je tiens à attirer l’attention sur la réalité des migrants mineurs, en particulier ceux qui sont seuls, en demandant à chacun de prendre soin des enfants qui sont trois fois sans défense, parce que mineurs, parce qu’étrangers et parce que sans défense, quand, pour diverses raisons, ils sont forcés à vivre loin de leur terre d’origine et séparés de l’affection de leurs proches.

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Le pape François prend la défense des enfants, qui parmi les migrants constituent « le groupe le plus vulnérable ». Dans un message en vue de la 103e Journée mondiale du migrant et du réfugié, célébrée par l’Eglise catholique le 15 janvier 2017, il appelle la communauté internationale à affronter la question des migrations « à la racine ».

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journee-travail-malaria-minBonjour à tous,

La date approche …. n’oubliez pas de vous inscrire en précisant le nom de l’atelier auquel vous participerez (voir sur l’invitation en annexe) ainsi que votre présence au repas de clôture. Au plaisir de vous y rencontrer.

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La rencontre semestrielle de la pastorale des migrations aura lieu le mardi 11 octobre de 09h00 à 14h00, à la maison diocésaine de Mesvin (route de Maubeuge 457, 7024 Ciply-lez-Mons).

Elle s’adresse en premier lieu aux responsables et aux animateurs/animatrices qui ont reçu la mission spécifique d’animer les communautés d’origines étrangères.

Cette rencontre est aussi ouverte toutes les personnes qui souhaitent avancer sur le chemin de communion entre les différentes communautés, locales ou d’origine étrangère.

Celle-ci porte sur « La théologie de la rencontre »

pdfTélécharger l'ordre du jour de la rencontre du 11/10/16

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L'affiche 2016


L’affiche est une photo d’une classe de l’école Saint François à Courcelles Sarty. Ces 10 élèves sont de 10 nationalités différentes et ils sont tous dans la même classe. Ils ont fait un magnifique travail sur la diversité. Cette photo est le reflet de ce beau travail.

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Cliquez dans l'image pour agrandir

Message du pape François


pape2Chers frères et soeurs !
Dans la bulle d’indiction du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde, j’ai rappelé qu’« il y a des moments où nous sommes appelés de façon encore plus pressante, à fixer notre regard sur la miséricorde, afin de devenir nous aussi signe efficace de l’agir du Père » (Misericordiae Vultus, n. 3). L’amour de Dieu, en effet, entend atteindre tous et chacun, en transformant ceux qui accueillent l’étreinte du Père en autant de bras qui s’ouvrent et qui étreignent afin que quiconque sache qu’il est aimé comme fils et se sente « chez lui » dans l’unique famille humaine. De la sorte, l’attention paternelle de Dieu est bienveillante envers tous, comme celle du pasteur avec ses brebis, mais elle est particulièrement sensible aux besoins de la brebis blessée, fatiguée ou malade. Jésus-Christ nous a parlé ainsi du Père, pour nous dire qu’il se penche sur l’homme blessé par la misère physique ou morale et, plus ses conditions s’aggravent, plus se révèle l’efficacité de la miséricorde divine.

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« Migrants et réfugiés nous interpellent ! La réponse de l'Evangile de la miséricorde ».


claude-musimarLe dimanche 17 janvier 2016, notre Eglise célèbre la 102ème journée mondiale du Migrant et du Réfugié. Le thème choisi par le pape François, cette année, est en lien avec le jubilé de la miséricorde : « Migrants et réfugiés nous interpellent ! La réponse de l'Evangile de la miséricorde ».

Dans sa lettre du 25 Août 2015, le Conseil Pontifical pour la Pastorale des Migrants et des Personnes en Déplacement appelle les paroisses, les diocèses à être attentifs au phénomène des Migrations, à sensibiliser les communautés chrétiennes au drame que vivent de nombreuses familles migrantes et à ne pas réduire cette attention aux migrants, à un seul jour. Il souligne l'importance des signes concrets de solidarité qui ont une valeur symbolique et qui expriment la proximité et l'attention aux migrants et aux réfugiés.

Nous sommes invités à porter une attention particulière aux migrants lors des célébrations de ce 17 janvier et, durant cette année de la miséricorde, nous pouvons faire participer les migrants et réfugiés aux autres célébrations de cette année sainte extraordinaire.

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Programme des activités des 16 et 17 janvier 2016


1. REGION DE TOURNAI

DIMANCHE 17 janvier 2016 (en l'église Saint-Quentin de Tournai)

  • 18h00 : Célébration interculturelle animée par la chorale africaine de Tournai. Elle sera suivie d'un temps de convivialité.

2. REGION DE CHARLEROI 

Un WEEK-END avec les migrants

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Au programme :

SAMEDI 16 janvier 2016
(en l'église Sainte Vierge de Marchienne-au-Pont, Place Albert 1er

  • 19h30 à 21h30 : Conférence "Les Migrations, un signe des temps..." par Patrick Debucquois, directeur de la Caritas International (avec intervention des collaboratrices de "terrain"). Débat.

DIMANCHE 17 janvier 2016 
(en l'église Sainte Vierge de Marchienne-au-Pont, Place Albert 1er)

  • 10h30: Messe interculturelle présidée par le Nonce Apostologique Mgr Berloco.
  • 12h00 : Repas aux spécialités du monde (italiens, philippins, africains, grecs, polonais, etc...

 Lieu : Mission italienne (73, Route de Mons à Marchienne)
PAF : 5 euros

Réservations par mail au Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.  ou par téléphone au 071 / 51.60.82

 pdfTélécharger l'invitation

3. REGION DU CENTRE

affiche-migrants-2016-minJOURNEE FRATERNITE (en l'église de LA LOUVIERE)

 

 

Au programme :

DIMANCHE 17 janvier 2016 

  • 11h00 : Messe interculturelle en l'église St-Joseph de LA LOUVIERE, avec la participation de chorales et communautés des Unités Pastorales (La Louvière Nord et Valle d'Haine). Chants et prières dans les différentes langues (africaine, polonosaise, italienne, française ...).
  • 12h00 : Apéro du monde et dîner partagé à l'église. Mise ensemble et partage - Pique-nique et nis spécialités typiques des pays.
  • 13h45 : Accueil au Monastère (152, rue G. Boël) des familles de la catéchèse et des autres participants.
  • 14h00 : Parcours-découverte : Foi, Solidarité, Fraternité. Les enfants participeront aux activités accompagnés d'un adulte de leur famille dans différents ateliers.
  • 16h50 : Verre de l'amitié - Goûter (au profit des projets du Sud).
  • 17h00 : Fin de la journée.

 

4. REGION DE MONS

Une SEMAINE avec les migrants

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SAMEDI 9 janvier 2016

  • 20h00 : Humour et Spectacle de Pie Tshibanda "Un fou noir au pays des Blancs" chez les Sœurs de la Sainte Union suivi d’un petit échange. PAF libre.

VENDREDI 15 janvier 2016

  • 19h30 : Conférence "Migrants d'hier et d'aujourd'hui" par Giorgio TESOLIN, Pierre TILLY et Cécile RUGIRA.

DIMANCHE 17 janvier 2016

  • 08h30-10h40 : Assemblée catéchétique à la Sainte Union avec l'expo de la Croix-Rouge.
  • 11h00 à St Victor (DOUR) : Eucharistie animée par les trois chorales de l'UP avec des chants italiens, africains, etc... et avec le soutien de la chorale africaine de Jemappes.

pdfTélécharger l'invitation - pdfTélécharger l'affiche

Prière


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Lors de son intervention à l’Assemblée plénière des évêques de France, à Lourdes, le 5 novembre 2015, le Cardinal Francesco Montenegro, archevêque d’Agrigente (Italie), a partagé sa réflexion sur les migrants, à partir de son expérience à Lampedusa.

Francesco Montenegro-300x184Pour donner un cadre, une clé de lecture à mon intervention, je souhaiterais commencer par vous raconter deux histoires et par vous communiquer les résultats d’une enquête menée auprès d’enfants en primaire (l’âge du catéchisme), en Italie.

Dès son enfance, Omar (musulman) a entendu sa deuxième mère lui dire : « Quand tu seras dans une situation de besoin, partout où tu seras, si tu vois une église, entre, et là, tu trouveras sûrement de l’aide ». C’est bien ce qu’Omar a fait dès son arrivée à Lampedusa, trouvant ainsi des personnes qui lui ont offert aide et amitié.

Un Nigérian a dit : “J’ai quitté ma patrie, là où, en tant que chrétien, je vivais avec beaucoup de difficultés parmi les musulmans. En arrivant sur une terre chrétienne, j’espérais trouver une grande famille d’accueil. Au contraire, ici aussi je continue à être et à me sentir seul ».

Ensuite, voici quelques réponses recueillis par l’anthropologue Paola Tabet :

A la question « si tes parents avaient la peau noire », voici ce qu’on a répondu : « Je les trouverais dégoûtants » ; « J’en aurais toujours peur » ; « J’essaierais de les colorer avec une couleur claire comme le rose, de manière à ce qu’ils puissent redevenir Italiens » ; « Ils seraient probablement très pauvres, assassins, délinquants, malfaiteurs, et je les haïrais » ; « Je les garderais comme esclaves » ; « Je ne garderais plus des choses de valeur sur moi, ni stylos, ni crayons, ni mon beau portable de marque»; « Si j’étais noir, je me tuerais» ; « Je me jetterais du troisième étage parce qu’il est préférable de mourir que d’avoir mauvaise réputation » ; « Je veux des parents blancs. Mon papa me dit toujours que les personnes sont toutes égaux, mais la télé me fait toujours comprendre que les Noirs sont dangereux, qu’ils tuent, et ainsi j’en ai de plus en plus peur ».

Venons-en à notre sujet :

Parler de migration n’est pas facile, même s’il s’agit d’une réalité qui fait partie de l’histoire de l’humanité. Beaucoup de questions et de problèmes se mélangent autour des phénomènes migratoires : le droit d’émigrer, la manière de traiter les migrants, le vivre ensemble dans une société pluraliste, la traite des immigrés, le trafic des mineurs, la condition de la femme, le dialogue interculturel, la reconnaissance et la participation à la vie démocratique, la sécurité.

Il y a ceux qui considèrent la migration comme un facteur d’injustice et ceux qui, au contraire, la voient comme un déclencheur d’une nouvelle justice.

Il y a ceux qui défendent la possibilité pour les immigrés de participer à la vie civile et sociale du pays qui les accueille, et d’autres qui ne l’envisagent pas, ou qui le concéderaient seulement comme une faveur, et non comme un droit.

Parlons de l’imigration en partant de l’expérience de Lampedusa.

Les habitants de cette petite île de la Méditerranée ont démontré et montrent encore qu’il est possible d’offrir l’hospitalité à ceux qui, en quête de vie, fuient un monde sans opportunités en quête d’un autre avenir. Ils nous apprennent que, de même que l’on ne peut pas arrêter les désirs et le vent, on ne peut pas bloquer l’histoire. Les habitants de Lampedusa sont en train de faire l’expérience – comme le Pape l’a souvent rappelé – qu’il est possible de construire et de partager un monde nouveau fondé sur des relations de solidarité.

L’île de Lampedusa est en même temps « phare » (du latin lampas, torche) et « pierre d’achoppement » (du grec lépas, rocher) [voilà la double signification de son nom], elle est scandale et prophétie. En miniature, elle incarne le monde. Ceux qui l’habitent veulent la quitter pour aller au Nord de l’Italie, alors que pour ceux qui y arrivent depuis le continent africain, représente le début du Nord et le commencement d’une vie meilleure. Pour beaucoup, cependant, le rêve s’est transformé en tragédie : si des dizaines de milliers de personnes, véritables Lazare de notre époque, ont débarqué sur la terre promise (Lampedusa), et ce alors que les riches pharaons d’aujourd’hui continuent à manger et à gaspiller les biens de ce monde. 25 000 (sources officielles), 50 000 (sources associatives) ont perdu leur vie dans ce grand cimetière qu’est devenue la Méditerranée.

Benoît XVI a défini l’émigration comme : « ce phénomène impressionnant par la quantité de personnes impliquées, par les questions sociales, économiques, politiques, culturelles et religieuses qu’elle soulève, par les défis dramatiques qu’elle pose aux communautés nationales et à la communauté internationale » (CV 62).

232 millions de personnes migrent de par le monde (on appelle ce phénomène le sixième continent), et ce pour plusieurs raisons : comme la recherche de sécurité, de travail, d’une vie digne, ou bien la fuite de la persécution, de la faim ou de l’exploitation. La vie sur leur terre est désormais un enfer. Le voyage périlleux et parfois meurtrier, – à ce qu’ils racontent – est peut-être pour eux la seule possibilité qu’ils ont de survivre.

Le Pape François nous dit : « Migrants et réfugiés ne sont pas des pions sur l’échiquier de l’humanité ». La mobilité des personnes et des familles est un signe des temps et non pas seulement un pur « fait divers ». Il s’agit d’un évènement qui met à l’épreuve l’identité chrétienne et civile ; un évènement qui, d’une part, rend explicite la diversité des personnes, des cultures et des religions, et de l’autre, proclame l’égale dignité des personnes. Pour l’Eglise cela signifie, à l’exemple du Bon Samaritain, se mettre en route avec courage sur le chemin qui mène de Jérusalem à Jéricho. Et pour la société, civile, cela désigne : accepter que l’avenir, qu’on le veuille ou non, soit forcément multiethnique, multiculturel, pluriel.

Quand les peuples bougent, rien ne reste pareil, ni politiquement, ni économiquement, ni socialement, ni religieusement.

L’exode actuel n’est pas le « mal », mais le « symptôme » d’un mal plus grand, celui d’un monde injuste où l’idée d’un Occident centre de l’univers n’a plus de sens.

Il est vrai que la civilisation occidentale a réalisé des avancées qui sont devenues le patrimoine de toute l’humanité (littérature, philosophie, art, sciences), mais elle a produit beaucoup d’aspects discutables. Par exemple, nous parlons d’une civilisation qui n’a pas honte de piller les pays d’origine des migrants par des mécanismes économiques pervers et par des échanges commerciaux injustes. L’Occident a, souvent, soutenu et mis en place des régimes corrompus. Les entreprises multinationales – les riches pharaons d’aujourd’hui – continuent à créer des esclaves affamés, exploités, enragés.

Le temps est venu d’accepter la pluralité des cultures, avec leurs caractéristiques, leurs histoires et leurs dignités propres. Chaque pays est ainsi centre et périphérie en même temps. Il faut cultiver le dialogue et la capacité d’échanger. L’intégration est un processus lent, dur, difficile, coûteux si l’on veut bien le réaliser.

Le Pape François ne se lasse pas de le dire. L’intégration n’est pas un processus unilatéral, mais la rencontre de deux personnes qui veulent créer une relation. Elle n’est pas la solution à la situation actuelle d’urgence, mais le chemin qui prépare l’avenir. Elle a la capacité de générer de la nouveauté. Et tous les pays doivent se percevoir en état permanent de dépassement.

Les migrations sont un choix forcé ; en vérité, plus qu’un choix, il s’agit d’une nécessité. Les immigrés sont, pour la plupart, « victimes » de la globalisation. Globalisation et migrations vont ensemble et sont les « jumeaux indivisibles » de notre monde.

Le mur érigé par l’Occident pour se protéger de l’invasion et de la rage des pauvres du Sud ne peut pas durer longtemps, parce que le processus migratoire – c’est l’histoire qui le certifie – est irrépressible.

La perception donnée par notre Europe, préoccupée de défendre ses intérêts propres, est celle de permettre l’entrée d’immigrés avec « la tête basse », acceptant de rester seulement de la main d’œuvre à bas prix, avant de se transformer en « déchets », « excédents » dont on peut se débarrasser. C’est, selon le Fond Monétaire International, la réalité de 1.300.000.000 personnes, des personnes qui peuvent tranquillement disparaître pour nous faire plaisir.

Notre société de l’insécurité est désormais constituée de deux catégories de personnes : les touristes et les migrants ; les premiers ayant plus de nourriture que le réclame leur appétit, les seconds ayant plus d’appétit que de nourriture. L’émigration est pour eux une tentative de fuir le pire pour le meilleur, d’aller de leur faim à notre assiette.

L’esclavage refait surface ! Quand l’immigré n’est pas considéré comme une personne dotée de droits et de devoirs, sa condition est celle de l’esclave. Nous sommes en train de construire « un monde sans l’autre », divisé en deux : « Nous et les autres », avec le grave risque que tout se transforme en désordre global.

Tant que l’immigration sera considérée comme un problème de sécurité (cet aspect qui existe, n’est pas le seul élément de ce phénomène !), la dimension humanitaire sera de plus en plus oubliée, et l’on essaiera de réduire le champ d’application des Droits Humains fondamentaux. Et ce, dans une Europe qui a inventé la démocratie, dans un pays comme l’Italie qui a vu naître le « Droit romain » ou dans un pays comme la France qui avait comme devise révolutionnaire : « Liberté, Egalité, Fraternité ».

Puisque personne n’a le droit de s’approprier les biens de tous, comme la terre, l’air, le climat, l’eau, personne ne peut piétiner les droits fondamentaux, les langues, les cultures, les religions. Le manque de respect détériore le vivre ensemble et rend la vie difficile, nous entraînant vers la barbarie et le règne de la force. Ce qui est en jeu – je le redis – ce n’est pas seulement l’accueil et la tolérance envers les immigrés, mais le modèle de notre civilisation future. Au nom de la sécurité, l’on pourra nous enlever des pans de liberté personnelle. Quand le pouvoir défend les intérêts des forts, en démantelant, par exemple, l’Etat providence (le droit à la santé, à la protection sociale), il affaiblit la structure même de la société. Il revient alors à légitimer la loi du plus fort, laquelle a toujours raison des plus faibles.

Le Pape nous dit encore : « Souvent l’arrivée de migrants, exilés et réfugiés génère dans les populations locales des peurs et des hostilités. Naît ainsi la perception et la peur que la sécurité dans la société en soit déboussolée, que l’identité et la culture puissent disparaître, que le marché du travail soit affaibli par la concurrence déloyale, qu’une criminalité diffuse s’impose partout.

S’impose alors un changement d’attitudes de la part de tous. Il faut passer d’une attitude de défense et de peur, d’indifférence et de marginalisation – synonymes d’une « culture du déchet » – à une attitude fondée sur la « culture de la rencontre », seule capable de construire un monde plus juste et fraternel, un monde meilleur ».

Paul VI décrivait ainsi les aspirations des hommes d’aujourd’hui : « Être affranchis de la misère, trouver plus sûrement leur subsistance, la santé, un emploi stable ; participer davantage aux responsabilités, hors de toute oppression, à l’abri de situations qui offensent leur dignité d’hommes ; être plus instruits ; en un mot, faire, connaître, et avoir plus, pour être plus » (PP 6).

Par l’incarnation, tout est désormais sacré (lieu digne de Dieu) : non seulement le temple, mais aussi le baraquement, la rue, l’hôpital, le bateau, la marginalisation, la prison. Frei Betto disait : « Nous cherchons Dieu dans le temple, mais Il se trouve dans une étable ; nous le cherchons parmi les prêtres, mais Il se trouve entre les pécheurs ; nous le cherchons libre, mais Il est prisonnier ; nous le cherchons revêtu de gloire, mais Il est ensanglanté sur la croix. Il est assis sur les marches de nos maisons, de nos immeubles, attendant un morceau de pain ». La migration est un « lieu théologique », lieu fréquenté par Dieu, lieu où nous pouvons Le chercher et Le rencontrer.

Je me pose donc la question : Quelle Europe souhaitons-nous ? Une Europe ouverte ou fermée ? Une forteresse ou un pont ? Maison malade d’eurocentrisme ou maison ouverte qui accueille et sait voir loin ? Maison aux murs inquiétants ou possibilité de changement ? Europe du changement et de l’avenir ou Europe tremblante et indifférente envers le Sud, de plus en plus affaibli et sans espoir ?

Il s’agit d’interrogations très liées à celles exprimées par le Pape François : « L’Europe peut-elle continuer à se fermer sur elle-même, dans son bien-être, devant une Méditerranée en flammes et une Afrique subsaharienne à bout de souffle ? Comment l’Europe peut-elle se proclamer berceau des droits humains quand elle ferme la porte à ceux qui, fuyant des situations de désespoir, demandent l’accueil ? »

Il s’agit de questions qui exigent des réponses afin de pouvoir savoir si les migrations sont un problème ou une richesse. Ces réponses sont difficiles à trouver car le monde et l’Europe sont en train de vivre aujourd’hui des moments particuliers. Jean Paul II l’avait déjà annoncé : « On assiste à une fragmentation diffuse de l’existence ; ce qui prévaut, c’est une sensation de solitude ; les divisions et les oppositions se multiplient… La persistance ou la réactivation de conflits ethniques, la résurgence de certaines attitudes racistes, les tensions interreligieuses elles-mêmes, l’attitude égocentrique qui enferme les personnes et les groupes sur eux-mêmes, la croissance d’une indifférence éthique générale et de la crispation excessive sur ses propres intérêts et privilèges » (Ecclesia in Europa, 8).

A cette photographie en noir et blanc, une réponse pourrait venir des paroles de la « Déclaration pour une éthique mondiale » du Parlement des religions mondiales (4.9.1993 Chicago) : « Nous nous engageons à respecter la vie et la dignité, l’individualité et la diversité, afin que chaque personne, sans exception, soit traitée avec humanité. Nous considérons l’humanité comme notre famille. Nous ne pouvons pas vivre seulement en fonction de nous-mêmes. Personne ne doit être considéré, traité ou exploité comme citoyen de seconde classe. Nous devons envisager un ordre social et économique juste, où chacun trouve des égales opportunités de réaliser ses propres potentialités humaines ».

Ces mots rappellent que les migrations ne concernent pas seulement la politique, le social, l’économie ou les statistiques, mais impliquent aussi – je dirais surtout – l’Eglise, qui fidèle à Son fondateur, se doit de donner des réponses vraies et de proposer des gestes concrets.

Je me permets de terminer avec deux autres citations :

Kofi Annan s’exprimait ainsi devant le Parlement européen : « Une Europe fermée serait une Europe plus médiocre, plus pauvre, plus faible, plus âgée. Une Europe ouverte sera aussi une Europe plus juste, plus riche, plus forte, plus jeune, mais pour cela, la condition est qu’elle devienne une Europe capable de bien gérer l’immigration ».

Et enfin le rêve de Dieu : « Ce jour-là, il y aura une route pour relier l’Égypte et Assour. Assour viendra en Égypte, et l’Égypte en Assour ; et l’Égypte avec Assour servira le Seigneur. Ce jour-là, entre l’Égypte et Assour, Israël viendra en troisième, bénédiction au milieu de la terre, que bénira le Seigneur Dieu de l’univers en disant : « Bénis soient l’Égypte, mon peuple, Assour, l’ouvrage de mes mains, et Israël, mon héritage » (Is 19,23-25).

Cardinal Francesco Montenegro
Archevêque d’Agrigente (Italie)


L’abbé Claude Musimar nous donne des échos de la journée pastorale des migrations qui s’est déroulée le 24 novembre à la maison diocésaine de Mesvin.

Mesvin - 24-nov-2015 - 1Une pastorale qui, aujourd’hui, ne prend pas en compte le phénomène des migrations est une pastorale qui ne répond pas aux défis de son temps. Les migrations sont un signe des temps : elles influent profondément sur nos sociétés et présentent des défis particuliers en raison des diverses problématiques qu’elles soulèvent.

C’est ce thème préoccupant de notre temps qui a rassemblé plus de 90 personnes à la Maison diocésaine de Mesvin pour approfondir cette question et mieux l’aborder dans une approche pastorale. Le thème abordé mettait ainsi en relation deux domaines : Migration et Pastorale qui aujourd’hui sont appelés à faire route ensemble…

En tout cas, les migrants n’ont pas seulement des besoins matériels, mais aussi spirituels, auxquels l’Eglise est appelée à répondre grâce à une pastorale intégrale qui représente un domaine d’action spécifique à l’intérieur de la pastorale ordinaire. Le point de départ est toujours la compréhension de la situation des migrants sous toutes ses dimensions, à la lumière de la Parole de Dieu et de la Doctrine Sociale de l’Eglise.

Les deux conférenciers, qui ont animé cette journée remarquable ont merveilleusement éclairé les des personnes engagées ou non dans leurs paroisses sur cette problématique.

Pour Johan Ketelers, secrétaire général de la Commission internationale Catholique des Migrations (ICMC) en Suisse (Genève) : « La migration interpelle. Elle se range parmi les facteurs et les indicateurs les plus puissants d’une transformation irréversible de notre monde, de ses identités nationales, ses interactions et interdépendances; une transition qui se fait connaitre sous de multiples aspects et qui conditionne les sociétés au nord comme au sud – qui en efface même les distinctions classiques. Elle pose question sur les traditions d’une gouvernance nationale et configure le besoin d’une gouvernance plus régionale, voire globale; elle démontre que les frontières s’effacent rapidement et pose question sur le concept d’une légitimité de la personne définie par sa nationalité. Elle engage et conditionne les capacités économiques des pays, contribue au changement des démographies et au brassage des cultures. En bref, la migration est un sujet qui dérange et qui inquiète mais qui fait inéluctablement parti de notre présent et de notre futur. »

Le Père Lorenzo Prencipe, scalabrinien, responsable de la pastorale des migrations pour la Conférence épiscopale de France a donné des pistes concrètes pour une pastorale des migrations dans nos unités pastorales. Il estime qu’il n’y a « pas de place à la globalisation de l’indifférence. Tout d’abord parce que toute l’histoire sacrée est une histoire de migrations physiques, souvent forcées (l’exil du peuples d’Israël en Egypte, à Babylone, de la sacrée famille en Egypte) ou de migrations « spirituelles » (Abraham, notre père dans la foi trouvera la terre promesse en ayant la force et le courage de tout quitter et de partir vers une terre autre).

Dans l’optique biblique la condition d’être migrant, en déplacement est le paradigme de la vie chrétienne, de ceux qui sont en marche vers Dieu. Par l’expérience migratoire et de l’exil, l’homme peut apprendre que la recherche de soi exige d’aller vers l’autre qui lui révèlera son identité authentique.

Les recommandations de Dieu à son peuple l’invitent à ne jamais oublier que sa précédente expérience d’étranger est le point de repère pour juger des comportements envers les étrangers qui vivent avec les israélites… (Exode, Deutéronome, Lévitique, par ex., Lévitique 19,34 : «L'étranger qui réside avec vous sera pour vous comme un compatriote et tu l'aimeras comme toi-même car vous avez été étrangers au pays d'Egypte»… le souvenir justifie l'accueil qui se fait hospitalité, le "car" et le "comme", comme un compatriote, comme toi-même, lient l'hospitalité au commandement d'amour…).»

En plus

Au-delà des solutions politiques dont les décisions souvent nous échappent, nous savons l’importance de l’opinion publique, du tissu associatif, de l’engagement de chacun à son niveau. C’est un problème profondément humain que certains malheureusement ne manquent pas d’instrumentaliser en flattant les peurs et les égoïsmes.

Une journée, comme le soulignait notre Evêque dans son mot de clôture, qui nous invite à l’action là où nous sommes.


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Aux Secrétariat des diocèses,
Veuillez recevoir de la part de la Commission Pontificale pour les Migrants cette information en annexe en vue de la prochaine journée du Migrant et du Refugié. et de l’envoyer aussi aux doyennés, paroisses, unités pastorales et aux autres adresses que vous avez à votre disposition

Merci beaucoup
Mark Butaye

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Depuis cinq ans, le service pastoral des migrants a mis sur pieds une petite équipe dynamique, qui organise deux activités principales :

  1. L'atelier d"intégration par la couture

  2. Le groupe chorale qui anime une messe aux couleurs africaines tous les dimanches soir à 18h00 à l'église St Quentin, Grande Place de Tournai.

Des rencontres très riches dans la diversité et dans les échanges. Sr Christine LUBANGI et l'abbé Jean Marie Mwaba, portent ce service au niveau local.

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Depuis bientôt dix ans, l’église de Charleroi Ville-Basse accueille chaque dimanche soir une « messe aux couleurs africaines ». Le dimanche 8 mars dernier, Mgr Harpigny a rendu visite à la communauté africaine de la région.

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Après avoir été accueilli à la Maison Africaine de Fleurus pour un temps de convivialité, il s’est rendu à l’église à Charleroi pour présider la concélébration de ce que l’on appelle désormais la « messe interculturelle aux couleurs africaines ». Et comme c’était la journée internationale des femmes, ces dernières ont été mises à l’honneur. Des femmes étaient ainsi à l’avant de la procession d’entrée, et un message a été délivré par une femme au cours de la célébration.

 


En novembre 2014 s'est tenu à Rome le VII Congrès Mondial de la Pastorale des Migrants.
Le thème retenu pour cette rencontre de plus de 300 participants venus d'une centaine des pays est :
« Coopération et développement dans la pastorale des migrations ».
Le congrès se terminera par une audience avec le Pape François.



Voici un écho de ces rencontres :

  1. Présentation du congrès S.E. Mgr Joseph KALATHIPARAMBIL
    pdfTélécharger la présentation du congrès

  2. Discours du pape François (Audience avec les participants)
    pdfTélécharger le discours du pape François

  3. Vidéo avec message du pape :

  4. Communiqué de Presse
    pdfTélécharger le communiqué de Presse

  5. Conclusion des travaux

pdf2015.02.13 - Lettre aux participants (DOCUMENT FINAL) - FRA.pdf
pdf7th WORLD CONGRESS - LIST OF PARTICIPANTS.pdf
docENG - FINAL DOCUMENT (7th WORLD CONGRESS MIGRANTS).doc - pdfENG - FINAL DOCUMENT (7th WORLD CONGRESS MIGRANTS).pdf
docFRA - DOCUMENT FINAL (VII CONGRES MONDIAL MIGRANTS.doc - pdfFRA - DOCUMENT FINAL (VII CONGRES MONDIAL MIGRANTS).pdf
docITA - DOCUMENTO FINALE (VII Congresso Mondiale Migranti).doc - pdfITA - DOCUMENTO FINALE (VII Congresso Mondiale Migranti).pdf
docSPA - DOCUMENTO FINAL (VII CONGRESO MUNDIAL EMIGRANTES).doc - pdfSPA - DOCUMENTO FINAL (VII CONGRESO MUNDIAL EMIGRANTES).pdf

Quelques chiffres clefs

Le sous-secrétaire du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, le P. Gabriele F. Bentoglio, a tenu une conférence à l’Université pontificale franciscaine, « l’Antonianum », à Rome, ce 8 mai, sur le thème « Exclus et droits de l’homme : pastorale pour les migrants et les réfugiés ».
L’intervention s’inscrit dans le cadre d’un cours sur le thème « Justice, paix et intégrité de la création » (29 avril-9 mai) et auquel participent les Animateurs des Bureaux GPIC (Justice, Paix et Intégrité de la Création) de l’Ordre des Frères Mineurs, ainsi que des étudiants et des personnes intéressées par ces thèmes.
Une dizaine de professeurs, experts et chercheurs, propose des sujets concernant les migrations de quelque 232 millions de migrants internationaux.
Quant au nombre des réfugiés, il est estimé, dans le monde, à 16 millions, dont les demandeurs d’asile et les Palestiniens dépendant de l’Agence de secours et travail des Nations Unies.
Le nombre de déplacés à l’intérieur de leur pays à cause d’un conflit est estimé à 28,8 millions.
Les réfugiés ayant fui des situations de danger ou des catastrophes environnementales sont 15 millions et 15 millions également les réfugiés causés par un projet de développement.
Il faut ajouter les personnes vivant et travaillant dans la rue, victimes de trafics par mer et par avion.

Des besoins spécifiques

« Il s’agit de masses d’individus en mouvements qui ont besoin de soins pastoraux spécifiques, depuis toujours reconnus par l’Eglise, pour combattre également d’horribles fléaux comme le trafic d’êtres humains », exhortait le P. Bentoglio. Il a ensuite exposé quelques caractéristiques du phénomène, avant de passer en revue les principales réponses pastorales de l’Eglise, dans la ligne des orientations du magistère et de l’enseignement social de l’Eglise.
Le sous-secrétaire a proposé quelques parcours pouvant aider les Eglises locales à affronter les différentes situations complexes auxquelles les migrants et les réfugiés sont aujourd’hui confrontés. Il a rappelé que « le magistère indique des pistes préférentielles qui ont pour objectif final d’annoncer explicitement l’Evangile, mais en passant par des médiations. D’une part, il est toujours plus important de parcourir la voie du témoignage de la charité et, en général, de la promotion humaine, en termes d’accueil, de solidarité et de communion : sur ce versant il n’est pas difficile de trouver des consensus et de créer des synergies avec toutes les personnes de bonne volonté. De l’autre, pour ceux qui partagent le même esprit religieux, on sollicite la voie du dialogue, avec des thèmes comme le pluralisme ethnique et culturel, la liberté religieuse et l’inculturation de la foi. Là où il y a une participation à la même foi, émerge l’engagement de l’annonce du salut en Jésus Christ. Ces parcours, qui s’appuient sur des expériences valides et le succès d’efforts communs, ont fait mûrir la conscience que les migrants ont un patrimoine culturel, social et spirituel bien à eux qui doit être préservé, ce qui implique des choix pastoraux spécifiques, un renouveau constant des structures et une mise à jour permanente de la formation ».

Former les prêtres et les laïcs

Le P. Bentoglio ajoutait : « En tout cas, que l’on parle d’individus migrants ou de groupes et de collectivités, voire même en situation irrégulière, l’Eglise regarde essentiellement la personne en tant que sujet relationnel, ouvert à Dieu et à son prochain. Il s’agit de la personne avec ses droits et ses devoirs, même en situation d’irrégularité. Et là entre en jeu l’amour du prochain. Car, si le rapport est interrompu avec eux, le sens et le devoir de solidarité disparaît. Voilà pourquoi l’Eglise entretient ce fort sens de la coopération entre tous les peuples, qui peut servir de conscience critique dans l’engagement à réaliser un monde diffèrent, où nous sommes tous appelés à protéger la liberté – sous toutes ses formes et surtout à travers des programmes de formation adéquats – et à promouvoir la reconnaissance que nous sommes les membres d’une unique famille humaine, vis-à-vis de laquelle nous avons tous une responsabilité, et où nous avons donc tous des devoirs à assumer ».
Le P. Bentoglio a également mis l’accent sur l’importance du rôle du volontariat des laïcs, sur l’urgence d’offrir une formation adéquate au clergé et aux agents pastoraux, surtout grâce à des Journées annuelles de formation spécifique et de rencontres périodiques de mise à jour et de sensibilisation.
A ce propos, il a cité des initiatives locales, comme le double programme académique prévu par l’Université pontificale de Comillas : « Especialista Universitario en Inmigración » et le « Master Universitario en Inmigración »; le Master international sur les migrations de l’université de Valence, en Espagne, et celui de Zacatecas, au Mexique, et la constitution d’un institut académique, incorporé à l’Université pontificale Urbanienne, à Rome, géré par les Missionnaires scalabriniens, pour une spécialisation en théologie pastorale de la mobilité humaine (le Scalabrini International Migration Institute – SIMI).

Traduction d'Océane Le Gall


Le jeudi 27 mars, la rencontre semestrielle du Service Pastoral des Migrations était animée par Maurice Cheza, professeur émérite de Théologie pratique de l’Université Catholique de Louvain. Voici ci-bas les grandes lignes de son intervention. Notre rencontre était marquée aussi par la situation des populations en Ukraine.

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  1. La charité du Christ envers les migrants. Erga migrantes caritas Christi
  2. Migrants et réfugiés parmi nous. Déclaration de la conférence épiscopale de Belgique, 1995. Migrants et réfugiés parmi nous
  3. Les communautés Catholiques d'origine étrangère. Document de la commission épiscopale de Belgique (Pro Migrantibus)

La pastorale des migrations en Belgique trouve des repères dans un document de la commission épiscopale de 2007 que la Conférence épiscopale avait approuvé : « les communautés catholiques d’origine étrangère en Belgique, application de Erga Migrantes Caritas Christi ».

Ce document ne reprend pas textuellement l’instruction pontificale Erga Migrantes mais il fait suite à celle-ci. Il est une actualisation de ce document de base. Il propose par ailleurs une nette application de Erga Migrantes en même temps qu’il tient compte des options de la Conférence épiscopale belge et de la situation spécifique de l’ensemble du royaume de Belgique. Deux idées fortes ressortent de ce document : la communion et la collaboration. Ce qui, en substance veut dire à peu près ceci : « Nous sommes tous membre d’une même Eglise, une Eglise unie et non séparée ». Dans ce contexte, il n’y a pas que la communauté locale qui doit faire le pas ; mais les deux communautés (étrangère et locale) doivent faire le pas l’une vers l’autre et inversement.

On peut découvrir ces documents sous ce lien: http://www.pmafrika.be/PMAFRIKA/Nous_connaitre.html


A l'invitation de Mgr Guy Harpigny, la rencontre des prêtres venus d’ailleurs avec le Conseil épiscopal de ce 1er mars 2014 a débuté comme prévu à 9h00 au Séminaire de Tournai.
Après que chacun se soit présenté, l'animateur de la journée, l'abbé Olivier Fröhlich a donné la parole à notre Evêque pour un mot de bienvenue.
Mgr Harpigny a tenu à féliciter les PVA de la façon dont ils s'impliquent dans le ministère presbytéral dans notre diocèse. Il a encouragé ceux qui sont étudiants et doivent combiner cette mission avec leurs études, mais aussi ceux sont qui sont impliqués tous les jours dans la pastorale et rencontrent parfois des situations difficiles à vivre de jour en jour. Il a félicité tous ceux qui s'investissent avec cœur: membre des congrégations religieuses, prêtres diocésains insérés dans la pastorale ici, à tous et à chacun, son souhait est de garder avec leurs évêques et supérieurs des pays d'origine des liens fraternels et des contacts fréquents.

Que leur service pastoral soit toujours en collaboration avec les RUP. Et son souhait est d'avoir des contacts avec chacun quand il ressent le besoin, comme il est prévu au décret 53.

Par rapport à la réception des décrets, Mgr Harpigny a dit que les PVA sont partie prenante et associé à cette démarche comme tous baptisés du Hainaut. "Votre apport pastoral, pratique intellectuel est la bienvenue".

Dans sa conclusion, il a souligné que tous, nous sommes au service du même Seigneur. Tous formons l'Eglise du Christ.

La réflexion qui a suivi a porté sur la mise en œuvre des décrets synodaux et notamment sur l’articulation entre paroisse et communautés locales, éclairée par l'expérience pastorale dans les diocèses d’origine et dans le diocèse de Tournai. C'est le travail qui était fait dans les 6 carrefours, éclairés par l'exposé de l'abbé Jean Pierre Badidike, RUP de Fatima qui a présenté de façon thématique le cahier des Décrets synodaux.

La rencontre se terminera à l’Evêché de Tournai autour d'une réception festive et joyeuse.

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La communauté italienne de la Région du Centre a fêté Saint Valentin dans la joie

Ce dimanche 16 février les communautés italiennes du Centre (de La Louvière, Perrones-lez-Binche, Maurage, Morlanwelz etc) et même des régions de Charleroi et Mons se sont données rendez-vous à Morlanwelz autour d'un dîner retrouvailles, dans la convivialité pour soutenir la mission italienne du Centre.

Padre Amerio Ferrari, qui a si bien organisé l'après midi, avec l'aide de nombreuses personnes, et de l'ASBL des scalabriniens a saisi l'occasion d'inviter encore une fois les communautés à se prendre en charge. C'est donc à chacun là où il est de participer à l'effort de la vie, de l'avancement des communautés. Le thème "Una Giornata di libertà pour Fêter Saint Valentin et les amoureux" retenu pour cette fête a rassemblé des personnes de toutes générations dans un esprit de joie, de fête dans la danse, le repas et les échanges.

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La communauté africaine fête ses 8 ans - Dimanche 9 février 2014

Ce dimanche 9 février, la communauté africaine de Charleroi a fêté ses 8 ans. Deux moments de la visite de notre Evêque à la communauté africaine de Charleroi.

A 16h00 : Réception de l'Evêque à la Maison africaine portée par l'ASBL VCAF et toutes la communauté interculturelle. Une visite de la maison africaine : les personnes originaires des différents pays africains et européens ont organisé un goûter avec dégustation des amuse-bouches des différents pays : un temps de convivialité et d'échanges.

A partir de 19h00 à St Antoine Charleroi Ville Basse :
Célébration aux couleurs africaines présidée par notre Evêque (8 ème anniversaire)

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Région de CHARLEROI (Courcelles)

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Les 18 et 19 janvier 2014

L’église St-Lambert a accueilli samedi une exposition interactive et dimanche une célébration eucharistique.
Jean-Vincent D’Agostino, organiste, président de l'entraide et membre de l’unité pastorale de Courcelles, évoque ces deux journées.

Le samedi 18 janvier 2014, en présence de M. le Vicaire Général Olivier Fröhlich, de M. le Doyen Principal de Charleroi Luc Lysy et de Madame la bourgmestre de Courcelles Caroline Taquin, a eu lieu l’ouverture d’une très belle exposition interactive en l’église Saint-Lambert.
En entrant dans l’église, un parcours de la Croix-Rouge « L’Escale » permettait de mieux comprendre, de manière pédagogique, le parcours du demandeur d’asile : pourquoi quitte-t-il son pays, comment arrive-t-il chez nous, comment son accueil est-il organisé en Belgique ?
En accueillant le public, l’abbé Claude Musimar, responsable du Service Pastoral des Migrations, a souligné l’importance de la fraternité entre les peuples en mettant en évidence le fait que, quelle que soit son histoire, tout migrant est le bienvenu dans l’Eglise.

C’est ainsi que les différentes allocutions étaient ponctuées par des intermèdes musicaux allant d’un hymne national à des airs traditionnels du monde. Parmi des documents historiques et statistiques très riches, il y avait des dizaines de photos qui reflétaient la vie des diverses communautés qui ont pris racine chez nous.

Le lendemain, à 10h30, l’église était comble pour une célébration eucharistique haute en couleurs présidée par Monseigneur Guy Harpigny, entouré par de nombreux prêtres de la Région de Charleroi. Le premier chant « Viens mélanger tes couleurs », interprété par une chorale interculturelle constituée pour l’événement, a lancé une puissante invitation à ouvrir son regard et à se laisser entraîner dans le bonheur qui peut se vivre dans la découverte des autres. De là, sont partis des prières et des chants dans toutes les langues.

On n’oubliera pas la très belle procession des offrandes du monde entier : saveurs d’Espagne, d’Italie, d’Afrique, de Pologne et d’ailleurs. Les chants rebondissaient aux quatre coins de l’église, portés par le clavier, la guitare électrique, la guitare basse, les congas et même le balafon, ce célèbre instrument comparable à notre xylophone et très répandu en Afrique occidentale. Cette fraternité universelle s’est ensuite prolongée à la Salle des Fêtes Saint-Lambert autour d’un magnifique buffet réalisé par un menu des différents pays du monde.
A Courcelles, on peut dire que cet événement s’est vécu dans la plus grande joie, en communion avec toutes les autres activités qui avaient lieu, le même week-end, en région du Centre, de Mons et de Tournai.

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REGION DU CENTRE (La Louvière)

JOURNEE FRATERNITE en lien avec la catéchèse : "La fraternité au coeur du monde"

Au programme :

DIMANCHE 19 janvier 2014 

  • 10h45 : Rendez-vous de tous les confirmands à l'église St-Joseph de La Louvière Centre (Place Maugretout)
  • 11h00 : Messe internationale pour la journée mondiale du Migrant et du Réfugié présidée par l'abbé TESOLIN Giorgio : chants et prières avec nos frères polonais, italiens, africains, ukrainiens ou d'ailleurs.....
  • 12h00 : Apéro du monde et dîner partagé à l'église
  • 14h00 : Accueil au Monastère (152, rue G. Boël) de toutes les familles de la catéchèse. TOUS démarrent le parcours-découverte par l'entrée rue Boël et suivent les directions proposées.
  • 13h45 : Parrains et marraines des confirmands, vous êtes attendus dans la salle de l'institut St-Joseph (entrée par la cour)
  • 15h30-16h : Fin du parcours en petits groupes dans la grande salle de l'institut
  • 16h30 : Temps de célébration festif pour terminer l'après-midi
  • 16h50 : Verre de l'amitié - Goûter (bar-tarte au profit d'Ociriz)
  • 17h00 : Fin de l'activité  
  • 19h00 : Célébration oecuménique à l'église St Jean-Baptiste de Houdeng-Aimeries : temps de prière et de convivialité partage avec nos frères orthodoxes et protestants.

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Après-midi "Portes ouvertes" Italo-polonaise - Dimanche 24 novembre 2013

Ce fut une après-midi chaleureuse chez les Italiens et fort recueillie chez les Polonais. Une centaine de personnes venues d'un peu partout ont répondu à invitation du SPM (Service Pastoral des Migrations).
C'est dans la chapelle italienne de Peronne-lez-Binche que nous étions d'abord accueillis. Après des cantiques en Italien, les différentes communautés italiennes de la région du Centre nous ont rappelé le souvenir de cette ancienne migration. La mission italienne à travers le temps a toujours joué un rôle important d'accompagnement des migrants italiens tant sur le plan spirituel, social, moral que psychologique.
Pour le Service Pastoral des Migrations, cette rencontre devrait être plus qu'un devoir de mémoire, une occasion de réfléchir sur l'avenir. Quel est alors notre devoir en temps qu'ancienne migration vis-à-vis de ceux qui vivent ce drame de déracinement aujourd'hui? Sommes-nous vraiment prêts à participer à la construction d'une société interculturelle en apportant dans la rencontre des cultures ce qui nous tient plus à coeur : notre apport, notre passé et notre présent. La visite qui a suivi celle des missions italiennes se déroula à la communauté polonaise de Ressaix. Une communauté née aussi du labeur des travailleurs mineurs. A Ressaix, nous avons vécu un temps d'adoration au saint sacrement, des chants et des louanges polonais. L'après midi s'acheva dans une ambiance de fête où nous avons dégusté des menus italo-polonais offerts par les différentes communautés présentes.

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