journee-mondiale-des-migrations


Approche historique


lorenzo-prencipeL’année du début de la première guerre mondiale, en 1914, le pape Benoît XV inquiet de la montée de la domination des armes, appelle les nations à redonner le primat au droit pour régler les conflits mondiaux. Il instaure la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié.

En 2004, le pape Jean-Paul II décide que cette Journée mondiale sera célébrée le deuxième dimanche après le 6 janvier. Ainsi le 19 janvier 2014, l’Eglise universelle, célébrant sa 100e Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié. Elle proclame sa foi en Jésus Christ visage d’amour de Dieu, le Père de tout être humain, de toute origine, langue et culture et renouvelle ses engagements en faveur du respect de la dignité humaine et fraternelle des migrants, des réfugiés et des personnes itinérantes.

En 1986, Pape Jean Paul II signant personnellement le message de la journée mondiale affirme que, pour ceux qui sont amenés à vivre en dehors de leurs pays, les Eglises locales des pays d’accueil doivent promouvoir leur intégration ecclésiale dans le respect de l’exercice de leur droit de liberté et du pluralisme de leurs identités (GS 58). Tous les messages des Papes pour cette journée mondiale ont, ainsi, repris et actualisé les paroles de Paul VI qui, dans l’homélie de clôture du Concile Vatican II, déclarait formellement :
« Pour l’Eglise catholique personne n’est étranger, personne n’est exclu, personne n’est lointain » (Cf. AAS 58 (1966) 51-59).

Pour la 100ème Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié, le Pape François offre à toute l’Eglise comme message de prière et de partage : “Migrants et réfugiés: vers un monde meilleur”. Or, le projet de Dieu pour ce monde meilleur, s’est incarné en Jésus-Christ, Lui qui est venu témoigner du Dieu Trine et Un, de l’union entre le Père-le Fils et l’Esprit Saint. Une

Par leurs expériences particulières, les migrants peuvent rappeler à tous, sociétés et églises locales, l’importance des échanges, de la rencontre, de l’accueil, de la solidarité, de la collaboration, de la participation… pour commencer à vivre un monde meilleur. Il s’agit, en effet, de marcher tous ensemble, de rêver d’une terre nouvelle, d’un monde nouveau. (Meilleure redistribution des biens et des richesses), meilleures relations humaines, mieux en qualité de communion (accueil, connaissance et reconnaissance, dialogue de vie, humaine et spirituelle, participation et construction d’un monde de tous et pour tous).

Rendre présent le Christ parmi les migrants et les réfugiés implique des initiatives d’accompagnement solidaire, de valorisation des spécificités de chacun, de promotion d’actions politiques, sociales et économiques aptes à favoriser le respect de la dignité humaine, la tutelle de la famille, l’accès à une vie digne, le sentiment de se sentir membre de l’unique famille humaine.

(D’après le texte original du Père Lorenzo Prencipe, c.s.
du Service Français de Pastoral des Migrants)